Tant de posie ne pouvait tenir Slimani loign bien longtemps. Il n'aurait, pour rien au monde, manqu les effluves matinaux des roses de Damas ni les alambics des casbahs o il observait amoureusement la distillation de l'attar flottant sur eau de rose. Il se plaisait, alors, projeter son tre entier dans ces vaisseaux cuivrs pour les voir filtrer les achoppements que la vie avait placs sur sa route et faire merger sur l'eau de ses yeux l'lixir refoul de ses rves. Une main sur son paule, celle du propritaire des lieux, extnu par ces jours allongs, l'extirpait de son vasion et l'invitait aimablement regagner ses pnates.